AMUSéON Drière St Leu

album - septembre 2016

musique traditionnelle des Hauts de France : Picardie, Flandre, Artois, avec les explications des danses.

Fin gourmets, voilà deux ans qu’ils assemblaient mélodies et chansons oubliées, comme le « Qlélé », du carnaval d’Abbeville, le « Tchot Cot » de Long, et autres petites merveilles inédites. Le pipasso, la cornemuse picarde de Ghislaine Desmaris, répond au violon de Caroline Mamabou, à l’accordéon tonique d’Yves Desmaris, sur tapis des percussions inventives de Jean Caron. Et en plus, ils chantent !

Sortie en concert - spectacle à l’Espace Culturel St André d’Abbeville le vendredi 23 septembre 2016

Les commentaires sur le Livre d'Or :

"Je ne suis pas du tout musicien, mais j'ai écouté le dernier CD d'AMUSEON avec un grand intérêt et une adhésion intime.  Les 14 titre de "Drière St Leu", résultat d'un collectage attentif et respectueux mettent en valeur un patrimoine insoupçonné (j'y ai retrouvé les "Tchutchulélés" du Carnaval d'Abbeville) de la musique, des chansons et des danses traditionnelles de la Flandre, de l'Artois et de la Picardie.   Un bain de culture régionale à mettre entre toutes les oreilles, sans modération."  jmf - Forum Achteure

Quel moment de bonheur en découvrant ces nouvelles sonorités ! Un rayon de soleil dans nos coeurs ! " "Super. Super et super..."/ "Merveilleux pipasso dont Ghislaine a donné une fine et tonique sonorité, mis en valeur par le diatonique virtuose aussi... "/ "Nouvel album très pétillant, faites-nous rêver encore ! "/ "Très gai, fort riche pour le picard" / "Excellent, quel rythme, bravo ! "/ "Formidable, cela prend aux tripes "/ "Poétique, rythmé, bravo ! "/ "Un seul mot : GENIAL ! "/ "AMUSéON toujours très belle ambiance" / "Superbe !!! "/ "Magnifique, bravo ! "/ "Beau son, belle énergie, émotions communicatives "/ "Très original, retour aux sources : continuez ! "/ "Super super super bon moment, Merci "/ "Bravo, un vrai moment de bonheur picard !!! " ...

"J'ai bien reçu votre nouvel album. Déjà quelques écoutes, je me régale. J'aimais déjà la nouvelle version de Drière St Leu et j'adore la piste 7 (Carillons) et 10 (A la volette). En fait toutes les pistes sont bien !!! "

Extraits du livret :

1 - Drière St Leu - Adapté d’un air recueilli par Monsieur Lepac, sur des paroles de Pierre Dupuis, dit « Gazette », qui était chansonnier amiénois au XIXe siècle. La chanson était vendue sur feuille volante. Nous chantons 3 des 9 couplets. Nous l’avions déjà enregistrée dans un précédent album d’AMUSéON intitulé « Bal Picard », en 2005. A l’époque, on nous prenait en pitié quand nous annoncions que nous allions jouer de la musique picarde : « mes pauvres, mais vous ne retrouverez rien ! Les guerres, les bombardements, tout ça… »

2 - Tchot cot / Le roi de Sardaigne / Margot. La référence est : « Vieilles chansons picardes » Jean Bellard – Eklitra n°6 page10 – 1969 pour la 1è mélodie. C’est un érudit picardisant, Maurice Hoël, de Revelles (Somme), qui nous avait fait connaître ce recueil, dont l’auteur habitait à Long, dans la vallée de la Somme. Nous sommes heureux de lui avoir rendu hommage lors d’un concert dans la grandiose église du village, au bord des étangs, dans les tourbières. Pour l’anecdote, la tourbe vendue en plaquettes pour le chauffage avait permis aux habitants de Long (alors parmi les plus riches communes de France) de construire une centrale hydro-électrique à une époque où Paris n'était pas électrifiée entièrement, ce qu’avait remarqué avec stupeur Victor Hugo lors de son voyage sur la côte picarde (Oceano nox). Les mélodies suivantes sont tirées du recueil de collectage d’Alexandre Desrousseaux «  Mœurs populaires de Flandre française » - Lille 1889.

3 - Les pommes de terre. Avec pour sous-titre « Le roi Léopold », cette chanson est notée sur l’air de « Eh bien » par Michel Lefèvre dans « Chansons du Boulonnais » - Boulogne 2006. Michel Lefèvre était un collecteur contemporain de Boulogne sur Mer, modeste et méticuleux. Une soirée donnée en son honneur a permis de constater que son travail a nourri de nombreux musiciens : mission accomplie, chapeau Monsieur ! Il est décédé récemment, et nous lui dédions la chanson.

4 - Carpentier . Cette mazurka est une composition de Ghislaine Desmaris – Picardie 2016. Avec l’envie de voir tourbillonner, s’enrouler et se dérouler là-dessus plein de couples de danseurs.

5 - Qlélé / A l’école / Air des masques. Trois courtes mélodies issues du « Folklore de Picardie » de Jacques de Wailly et Maurice Crampon – Musée de Picardie 1968. Chansons du carnaval d’Abbeville, avec lesquelles les enfants narguaient les personnes déguisées : Qlélé, prononcer « tchulélè », signifie : « Qu’il est laid ! ». Et les anciens s’en souviennent encore en souriant !

6 - La polka de grand-papa. Nous avons retrouvé cette mélodie jubilatoire dans le fonds de l’Harmonie de Poix de Picardie (Somme). Les harmonies de Picardie sont nombreuses, et nombre d’entre elles sont actives depuis plus de 120 ans, musiciens et chefs se succédant génération après génération. Des petits groupes de musiciens, issus de l’ensemble, animaient fêtes, bals et mariages. La partition, écrite à l’encre aujourd’hui sépia, ne comporte pas de nom d’auteur. La polka est caractéristique de l’humour musical en vogue à l’époque 1900.

7 - Carillons : La fête de Douai / Quand chès glaines is airont des dints / Carillon d’Esquelbecq La première mélodie provient de l’ «Anthologie du chant scolaire et post scolaire» fascicule n° 1 : Flandre Artois Picardie - Au Ménestrel - Paris 1926. C’est Ghislaine Desmaris qui a assemblé les paroles de la deuxième inspirées d’une chanson de Louis Seurvat, chansonnier picard : « Quand chès glaines is airont des dénts », avec la mélodie de « Mon mari est bien malade », du recueil « Veillées ; les fêtes de l’année » - Paris 1947. Quant à l’air d’Esquelbecq, carillonné à l’heure par les 23 cloches du clocher dans ce village du Nord, il est noté dans "Chants populaires des Flamands de France page 279 par Edmond de Coussemaker – Gand 1856. « Adieu cher Esquelbecq, adieu beau carillon ! Je pars pour lointaine région ; avec messire le baron et ses illustres compagnons. Adieu cher Esquelbecq, adieu beau carillon ». Les carillons sont très importants dans l’imaginaire collectif de la grande région Nord Picardie « Hauts de France ». Répertoriés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ils sonnent le plus souvent dans les beffrois, rarement dans les clochers.

8 - Un jour à la promenade. La chanson provient du recueil d’Alexandre Desrousseaux « Mœurs populaires de Flandre française » tome 2 page 3 - Lille 1889.

9 - Noëls wallons. « Les Noëls wallons » Auguste Doutrepont et Maurice Delbouille – Liège 1938. Les chansons collectées n’ont pas été dotées de titres, mais elles ont été sobrement numérotées. Nous jouons en introduction le n°22, suivi du n°18.

10 - A la volette.« La Picardie littéraire » page 178 - Cayeux sur Mer 1904. Cette chanson connue partout aurait été notée pour la première fois en 1575, elle est encore actuellement carillonnée au beffroi d’Amiens (Somme). Est-ce vraiment une chanson pour enfants ? Le second degré inhérent aux chansons traditionnelles serait plutôt réjouissant.

11 - Le retour du soldat. La chanson provient du recueil : « Vieilles chansons du Cambrésis » d’Achille Durieux et Adolphe Bruyelle – Cambrai 1864. Les auteurs ont écrit en commentaire : « Cette chanson antérieure à 1789 est l’œuvre, pensons-nous, d’un poète de village. Remarquable de naturel, elle est écrite dans le patois en usage dans les communes du Cambrésis, qui touchent à l’Artois où elle était aussi très populaire ».

12 - Chès tisseux. Nous tenons cette mélodie de Lucette Nicole, qui a longtemps dirigé le groupe folklorique « Cé Routell’s », à Saint-Quentin dans l’Aisne. Elle l’avait collectée localement. La tradition des sept sauts existe aussi dans le nord de la France ! Des rubans, mûs par des navettes et entrecroisés par les évolutions des danseurs de Cé Routell’s, forment peu à peu un tissage, par-dessus lequel saute une jeune tisserande.

13 - L’escabelle / Isabeau s’y promène / La fête de Ste Anne / Tambourineur. La première mélodie provient du recueil d’Alexandre Desrousseaux « Mœurs populaires de Flandre française » - Lille 1889. La seconde de « Vieilles chansons du Cambrésis » d’Achille Durieux et Adolphe Bruyelle, 2è série page 36 air n°6 - Cambrai 1864. La 3è est notée comme provenant de Flandre dans : « Chansons populaires des provinces de France » de Jean-Baptiste Champfleury avec accompagnements piano de Théodore Wekerlin - Paris 1860. La 4è de l’« Anthologie du chant scolaire et postscolaire » fascicule n° 1 : Flandre Artois Picardie - Au Ménestrel - Paris 1926. L’assemblage de ces mélodies ne relève que de gourmandise mélodique sur cornemuse picarde…

14 - En revenant de noce. Noté par Joseph Canteloube dans « Anthologie des chants populaires français – La Picardie » - Paris 1951. Cette jolie version de la Claire Fontaine nous a séduits par sa vivacité. Encore quelqu’un qui a un problème de bouton de rose ! Ce n’est pas le pauvre bouquet refusé dans la version édulcorée la plus connue.

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